Description
À 26 ans, il peint l’horreur pour ne pas s’y perdre. Originaire d’Ukraine, Oleksii Aleksandrov a fui les combats et la destruction qui ravagent son pays.
Il s’inscrit dans la lignée d’artistes comme Otto Dix : ceux qui choisissent de ne rien voiler, de montrer la déchirure humaine dans toute sa crudité. Ses tableaux ne sont pas des réponses. Ce sont des cris silencieux, des prières muettes adressées au ciel. Un miroir tendu au monde pour l’obliger à regarder ce qu’il fait de pire.
Dès l’enfance, Oleksii Aleksandrov se tourne vers la peinture comme vers un refuge. Mais en 2022, alors que la guerre bouleverse l’Ukraine, Il poursuit son chemin expose à Leeuwarden (Pays-Bas), Strasbourg (AIDA) et dans les rues de Paris. Plusieurs de ses oeuvres, créées dans des squats parisiens au plus fort de sa dépression, sont restées dans un musée néerlandais.
Oleksii Aleksandrov se définit comme un artiste sans nation, sans style, sans école. Ses oeuvres, dépouillées de cadres, traversées de ruptures et de douleurs, sont nourries par la musique métal extrême qu’il écoute quotidiennement, par la littérature du goulag soviétique (L’Archipel du Goulag de Soljenitsyne) et les visions d’un monde en ruine.
Comme Otto Dix ou Käthe Kollwitz, il ne cherche pas à séduire. Il confronte. Il montre. Il accuse. La guerre, la répression, la chute des idéaux — tout cela s’imprime sur ses toiles de manière violente et mystique à la fois.











